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 Descrição dos brasões: o brasonamento (FR)

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Ana Catarina de Monforte
Condessa de Ourém
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Mensagens : 517
Data de inscrição : 16/02/2011
Localização : Condado de Ourém

MensagemAssunto: Descrição dos brasões: o brasonamento (FR)   Sex Dez 16, 2011 9:38 pm

Citação :
*Le Guide de l’héraldique, histoire, analyse et lecture des blasons ; Claude Wenzel ; Editions Ouest France ; Rennes 2002 ; pp 81-93.



Méthode de blasonnement

La première qualité d’un blasonnement est d’être compréhensible et de ne pas prêter à la confusion. De la sorte, il restituera la conception de toute composition armoriale, aussi complexe soit-elle, sans le recours au dessin mais avec celui des seuls mots.
Il est donc une sorte de langage conventionnel, dont le vocabulaire et la syntaxe sont codifiés pour dire de manière précise et concise les émaux employés, la nature des figures et leur position sur l’écu, la structure de celui-ci. Aussi, avant de blasonner des armoiries il importe de les avoir au préalable méticuleusement analysées.

Le vocabulaire permettant le blasonnement était initialement constitué pour une bonne partie, de termes fréquemment empruntés à la littérature médiévale. Pour renforcer leurs prérogatives et se rendre en quelques sortes indispensables, les héraldistes du XVème lui ont donné un caractère technique, ceux du XVIIème l’ont encore compliqué de précisions inutiles et enfin, ceux du XIXème l’ont enfermé dans une pédanterie et une préciosité qui ont fini par le rendre hermétique au profane.

Les héraldistes contemporains pour leur part, ont entrepris la démarche inverse, qui consiste à clarifier le blasonnement, en débarrassant son vocabulaire des synonymes inutiles et surtout, en supprimant les précisions redondantes et celles que le bon sens rend évidentes : par exemple, on ne précisera pas la position « usuelle », c'est-à-dire conventionnelle, des figures ou leurs combinaisons ordinaires, ou on ne précisera pas les émaux de position…


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Les règles élémentaires :

  • On décrit d’abord l’écu, dont on précise s’il est simple ou composé, puis les ornements extérieurs.

  • Un écu se décrit d’une façon logique, point par point, du chef vers la pointe, c'est-à-dire de haut en bas, et de dextre vers senestre, autrement dit de droite à gauche. Mais attention ! On considère que l’écu est au bras de son titulaire et fait face à l’observateur. En conséquence, dextre dans le blasonnement correspond à la gauche de celui qui observe et senestre à sa droite.

  • On énonce en premier le champ de l’écu, puis les pièces qui le chargent.

  • On décrit un écu en commençant par le plan du fond et en terminant par ce qui est le plus près de l’œil du spectateur. Les armoiries sont en effet constituées d’éléments empilés les uns sur les autres et que l’on décrit dans l’ordre de leur superposition.

  • Les meubles les plus importants ont priorité sur l’énoncé. Ils sont habituellement les plus grands et directement disposés sur le champ de l’écu.

  • Lorsqu’une figure principale est entourée de figures secondaires, elle est généralement placée en cœur et à priorité dans le blasonnement. Lorsque deux pièces sont d’égale importance, c’est le plus souvent celle de dextre (gauche) qui prime dans le blasonnement.

  • Les émaux sont introduits par « de » ou « d’ », les figures par « à » ou « au ».
    On emploie « la » ou « le » pour les pièces honorables, le lion et l’aigle et « un » ou « une » pour les autres figures.

  • L’expression « du même » ou « du champ » est utilisée pour ne pas répéter le nom d’un émail, puisque l’on sous entend l’expression « du même émail ».

  • La phrase ne contient pas de verbe, puisque l’on sous-entend l’expression « l’écu est chargé de ».

  • Sans partition ni meuble, un écu est dit « plain » ou « champé »


  • Certaines figures occupent une position particulière à la périphérie de l’écu : ce sont le chef, la champagne, la bordure et le franc-quartier. Considérées comme secondaires, elles sont blasonnées en dernier.

  • Une pièce qui porte une ou plusieurs figures est dite chargée par ces figures


  • Ces quelques règles permettent de blasonner de très nombreuses armoiries simples comportant un nombre réduit de figure en position « usuelle ».
    On blasonnera l’écu donné en exemple ci-dessous de la façon suivant : « D’or à la croix de gueules cantonnée de quatre molettes de sable et chargée d’une fleur de lys d’or, au chef de sinople chargé d’un lambel à trois pendants d’or ».



    1_ l’émail du champ : « d’or ».
    2_ la figure principale et son émail : « à la croix de gueules ».
    3_ les figures secondaires et leurs émaux : « cantonnée de quatre molettes de sable ».
    4_ les figures chargeant le figure principale et leurs émaux : « et chargée d’une fleur de lys d’or ».
    5_ la zone secondaire et son émail, suivie des figures la chargeant et leurs émaux : « au chef de sinople chargé d’un lambel à trois pendants d’or ».





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Les armoiries simples
Certains écus simples présentant des combinaisons de figures un peu plus complexes que celles évoquées précédemment, il est parfois nécessaire de préciser la position de ces figures sur le champ, leur situation les unes par rapport aux autres et suivant les cas, leur particularités.

  • On ne précise pas la « position » (c'est-à-dire l’état normal) des pièces sur le champ de l’écu, ce qui permet de clarifier et d’alléger le blasonnement.


  • On précise la « situation » des meubles sur le champ de l’écu puisque dans ce cas on s’écarte de leur « position ».
    Par exemple, un animal tourné vers senestre sera précisé « contourné » (mais on apporte aucune précision s’il est orienté vers dextre, qui est sa représentation conventionnellement normale), un croissant ou un chevron représentés tête en bas sont respectivement « versé » et « renversé ».


  • Un meuble unique adoptant l’orientation d’une pièce héraldique est dit en pal, en barre…


  • Lorsque plusieurs meubles sont disposés en adoptant l’orientation d’une pièce héraldique, on emploie l’expression : « rangés en ».
    http://i70.servimg.com/u/f70/11/40/58/67/710.jpg[/img]

  • Si certains coins de l’écu seulement sont chargés on les désigne.


  • Il est parfois nécessaire de préciser l’emplacement des figures qui peuvent accompagner une pièce principale en nommant le point de l’écu qu’elles occupent : on dira, par exemple , que la pièce principale est « accompagnée » soit « en chef » (ou « surmontée » ou « sommée »), soit « à dextre » (ou « adextrée »), soit « à senestre » (ou « senestrée »), soit à dextre et à senestre (ou « accostée »), soit « en pointe »…


  • On dit le pal, la barre, la bande « accostés » par des figures.


  • La croix et le sautoir sont « cantonnés » lorsque des meubles identiques sont placés entre chacun de leurs bras.


  • Lorsqu’une figure change de couleur en passant sur une partition bichrome, chaque moitié de la figure portant l’émail de la moitié de la partition opposée, elle est dite « de l’un dans l’autre ».


  • Si deux pièces ou deux figures identiques sont placées de chaque côté d’un trait de partition, et que chacune est de l’émail de la partition opposée, on dit qu’elles sont « de l’un et de l’autre » (ou « de l’un à l’autre »).


  • Une figure placée sur une ou plusieurs autres et les cachant en partie est dite « brochante ».


  • Si une pièce honorable broche sur une partition, on précise « sur le tout ».


  • Si une figure est coupée en partie par le bord de l’écu ou par un trait de partition, elle est dite « mouvante » du flanc, du chef, de la pointe ou du trait.
    Cette précision n’a pas besoin d’être donnée dans le cas de certaines figures, comme le crancelin, le pont, la haie et l’arc en ciel, qui ont pour « position » d’être mouvantes des bords de l’écu.


  • Le blasonnement précise toute « disposition », c'est-à-dire toutes particularités qui ne devraient pas posséder normalement la figure traitée, ou précise l’émail de cette particularité.





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Les armoiries composées
Nous avons vu que des armoiries étaient dites « composées » lorsqu’elles étaient formées par l’association de plusieurs armoiries.

  • Pour les blasonner, on indiquera d’abord la nature de la partition : coupé, parti, mi-parti, écartelé, contre-écartelé, coupé de X traits, parti, mi-parti, de Y traits… Puis on décrira chaque quartier comme des armoiries simples.

  • Les différents quartiers sont blasonnés dans un ordre conventionnel (de dextre vers senestre et du chef vers la pointe) et en annonçant leur numéro.

  • Il n’est pas rare que des armoiries à plusieurs quartiers présentent en cœur un petit écusson lui-même armorié. Sa description est donnée en dernier et précédée des mots « sur le tout ».



Les quelques figures données en exemple indiquent l’ordre de description qui devrait être adopté pour un blasonnement correcte.





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Les ornements extérieurs
Après avoir décrit l’écu il est nécessaire de blasonner ses ornements extérieurs lorsqu’il en est doté, car nous avons vu l’importance que ceux-ci pouvaient présenter pour l’identification.
Comme pour l’écu, il convient de procéder avec méthode. On blasonnera donc en premier la casque (qui peut être avec ou sans lambrequins) ou, suivant les cas, la tiare, la couronne, le chapeau.
Viennent ensuite le cimier, la croix, la crosse ou le bourdon, puis les supports, les tenants ou les soutiens.
On termine par le cri d’armes, la devise, le manteau ou le pavillon.
Avant d’être décrit chaque élément doit être annoncé. Le blasonnement des ornements extérieurs sera aussi précis que concis. Toutefois on ne cédera pas à la tentation d’une description minutieuse de tous les détails, dont d’ailleurs on peut craindre que beaucoup doivent plus à la fantaisie du dessinateur qu’à l’Héraldique pure. En effet, la représentation graphique des ornements extérieurs moins codifiée que celle de l’écu, a toujours laissé beaucoup de liberté aux artistes.

On pourra blasonner ainsi les armoiries ci-dessous :
-écu : tiercé en fasce de pourpre, d’argent et de sable –casque : d’or, ouvert, placé de front –lambrequins : de gueules – couronne : d’or – cimier : vol de pourpre – collier d’ordre : préciser l’ordre – supports : deux lions d’or – pavillon : de gueules, doublé d’hermine et sommé d’une hampe fleurdelisée – cri d’arme : XXXXXXX – devise : YYYYYYY.




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Exemples de blasonnement



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